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ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES ET LÉGISLATIVES - 21 FÉVRIER 2016


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Discours du président MAHAMADOU Issoufou
Marche du 5 Juillet 2009 à Niamey



Le dimanche 14 juin 2009, nous étions aux côtés de mon grand frère, Adamou Moumouni Djermakoye, Président de l'ANDP-ZAMAN Lahiya.
Le Président Djermakoye avait une forte conviction quant à la justesse du combat que nous poursuivons aujourd'hui à travers la présente manifestation. Il a été le principal artisan de la création de notre front car la confiance que les acteurs de la société civile et des partis politiques plaçaient en lui avait permis de surmonter les méfiances et de faire reculer les préjugés. Cela n'était pas une mince affaire, tant le fossé était grand, partis politiques d'un côté et organisations de la société civile de l'autre.



Le président Djermakoye était le principal ciment de notre union. La création du FDD a constitué la dernière illustration de la démarche consensuelle qui a caractérisé sa vision et sa carrière politique. Dans le combat que nous engageons aujourd'hui pour la défense des acquis démocratiques, disait t’il, en substance, à l'occasion de notre première conférence de presse au siège du PNA-Al Oumma, ne nous demandons pas ce que nous allons perdre mais demandons nous ce que nous allons apporter pour le triomphe de notre cause commune. En l'écoutant dire cela, nous étions loin d'imaginer que lui fera le sacrifice suprême, celui de sa vie. Le Président Djermakoye est tombé au front, sur le champ d'honneur.

Il est mort en martyr de la démocratie comme si l'homme du consensus et le prince, qu'il était, voulait faire vivre en harmonie définitivement celle-ci avec notre honorable chefferie traditionnelle. Le FDD salue sa mémoire et renouvelle à sa famille et à son parti, l'ANDP-Zaman Lahiya, ses sincères condoléances. Que son âme repose en paix. (Fatiha)
La présente manifestation constitue la preuve de notre volonté à poursuivre le combat que nous avons commencé aux côtés du Président Djermakoye. Depuis sa disparition la situation s'est davantage dégradée car M. Tandja Mamadou poursuit la mise en œuvre de son coup d'Etat à travers notamment les mesures suivantes :

1- Après avoir vainement tenté d'avoir une habilitation du Conseil de la République afin de pouvoir légiférer par ordonnances dans les domaines qui relèvent de la loi, il s'octroie illégalement les pouvoirs exceptionnels de l'article 53 de la Constitution alors que ni les conditions de fond (menaces graves sur les institutions de la République, sur l'intégrité du territoire, sur l'indépendance nationale qui doit décider, à la majorité absolue de ses membres de la durée des pouvoirs exceptionnels et y mettre fin en cas d'abus), ni les conditions de procédure, notamment la consultation du Président de l'Assemblée Nationale ne sont réunies. La dissolution du parlement devrait diminuer les pouvoirs du Président de la République qui ne peut que convoquer des élections législatives anticipées. Il ne devrait retrouver la plénitude de ses pouvoirs qu'une fois l'Assemblée Nationale remise en place. En prenant les pouvoirs exceptionnels, Mamadou Tandja outre passe ses pouvoirs et viole la Constitution et donc viole son serment prêté "devant Dieu et devant le peuple Nigérien".

2- Il suspend les articles 104 à 107 de la Constitution, article à la composition de la Cour Constitutionnelle, à la durée du mandat de ses membres, au mode de leur renouvellement, à leur inamovibilité, au mode de désignation de son Président et à la prestation de serment de ses membres et réécrit tout seul, par ordonnance les articles de cette même Constitution. Ces actes sont sans précédent dans l'histoire moderne de l'humanité. Pour trouver des actes équivalents il faut remonter à l'époque de l'empire romain où on confiait à un dictateur à la fois le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. En plus de tout cela, il s'octroie les pouvoirs constituants, ce qu'aucun dictateur n'a osé avant lui. En posant ces actes, M Tandja viole la Constitution et donc son serment prêté "devant Dieu et devant le peuple Nigérien".

3- Il disperse la Cour Constitutionnelle par un acte illégal de dissolution, au mépris de la Constitution qui dispose que ses membres sont inamovibles. Cette Cour Constitutionnelle, qui fait la fierté de notre pays, qui s'est comportée comme l'incarnation même d'une justice indépendante et d'un pouvoir qui arrête le pouvoir, principe qui est au cœur de la démocratie, et sans lequel il n'y a point de démocratie. Ici encore, il viole la Constitution et il viole son serment.

4- Il convoque, au mépris des arrêts de la Cour Constitutionnelle, le corps électoral pour le référendum du 4 août. Il convoque le Président de la CENI auquel il demande de lui organiser "son référendum", il modifie le code électoral. Ce faisant, il viole la Constitution et son serment.

5- L'interpellation du Président et du porte-parole du FDD, la fermeture de la radio et de la télévision Dounia, celles-ci pour avoir diffusé une déclaration dans laquelle le FDD demandait aux forces de défense et de sécurité de respecter les lois notamment la Constitution, prouve que nous vivons non pas sous le régime des pouvoirs exceptionnels mais sous celui d'un Etat d'exception. Les articles 13, 29 et 115 ne plaisent pas à Monsieur Tandja et subissent donc le même sort que les articles 104 à 107 relatifs à la Cour Constitutionnelle. L'article 13 dispose que : "Nul n'est tenu d'exécuter un ordre manifestement illégal" alors que les articles 29 et 115 disposent respectivement : "Tout citoyen nigérien, civil ou militaire, a le devoir sacré de respecter, en toutes circonstances, la Constitution et l'ordre juridique de la République" et les arrêts de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d'aucun recours. Ils lient les pouvoirs publics et toutes les autorités administratives, civiles, militaires et juridictionnelles.

Heureusement que les juges du siège, comme ceux de la Cour Constitutionnelle dissoute, ont lu le droit pour lever l'interdiction faite à Dounia d'émettre, comme ils l'ont fait dans l'affaire du refus du quitus fiscal aux députés des deux dernières législatures, affaire qui montre combien l'appareil de l'Etat est utilisé de manière mesquine à des fins de règlement de compte et au service de l'ambition d'un seul homme. Je voudrais dire ici, que Monsieur Tandja, qui veut continuer à jouer au "monsieur propre" aurait pu intervenir auprès de l'Assemblée Nationale dissoute pour qu'elle mette en place une commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'attributions des titres miniers.

Il est vrai, comme dit le proverbe, "qu’il est plus facile de voir la paille qui est dans lit de l'autre, que la poutre qui est dans son lit à soi". Comme vous le voyez, Monsieur Mamadou Tandja a violé plusieurs fois et délibérément son serment coranique. Il est le seul et unique responsable de la crise politique qui secoue aujourd'hui notre pays, après dix années de stabilité. Son comportement soulève la désapprobation générale, non seulement à l'intérieur, mais aussi à l'extérieur, exposant notre pays à des risques de sanctions qui le replongeront dans une crise économique et financière d'autant plus sévère que la dépendance de notre budget par rapport aux financements extérieurs est élevée et que, pour ainsi dire, les recettes exceptionnelles des années 2008 et 2009 ne se renouvelleront probablement pas.

Les grands projets qui lui servent de prétexte à une demande d'une prolongation de trois ans de son mandat, sont déjà compromis. C'est ici le lieu de noter que Monsieur Tandja dit avoir pris les pouvoirs exceptionnels pour permettre au Niger d'accès aux financements extérieurs. Or, on constate qu'il n'a pris aucune ordonnance de ratification d'un accord de financement. Et pour cause ; Il savait lui-même que ses ordonnances de ratification n'auraient aucune valeur auprès de n'importe quel bailleur de fonds. Sa décision de mettre en œuvre les pouvoirs exceptionnels n'a donc pour seul et unique but que la démolition de l'édifice démocratique et son maintien au pouvoir. Son entreprise risque de faire perdre à notre plus de 500 milliards de francs CFA.

Les personnes réquisitionnées par les Gouverneurs et autres préfets et exhibées sur les médias publics, ne sont pas le peuple Nigérien et leurs aspirations ne sont pas celles de notre peuple. Le peuple nigérien, en même temps qu'il aspire à un meilleur niveau de vie, aspire à la démocratie. Or, le peuple de Monsieur Tandja est un projet fondamentalement anti-démocratique et liberticide. Je connais le peuple nigérien. Issu du milieu rural qui en représente 85%, je l'ai connu depuis ma tendre enfance. Depuis que je suis engagé en politique, je l'ai rencontré dans des milliers de villages. Rien que depuis le mois de Septembre 2008, je l'ai rencontré dans 1115 villages. Ce peuple que j'ai vu, ce peuple que je connais, ce peuple que la propagande du «Tazartché» présente comme étant un peuple heureux sous la conduite éclairée du guide bien aimé, du messie, de l'homme providentiel, ce peuple dis-je rejette le projet politique de Monsieur Tandja. Le FDD est déterminé à ses côtés pour défendre ses aspirations à la démocratie et au bien-être. Pour ce faire, le FDD ;

- renouvelle sa détermination à défendre les acquis démocratiques ;
- déclare nuls tous les actes pris par Monsieur Tandja depuis sa prise des pouvoirs exceptionnels ;
- exige le retour à l'ordre constitutionnel normal ainsi que le rétablissement de la Cour Constitutionnelle ainsi que celui de tous ces conseillers ;
- exige l'organisation des élections législatives dans les délais prescrits par la Constitution ;
- demande à la CENI le respect des dispositions des articles 13, 29 et 115 de la Constitution. En particulier la CENI doit respecter l'arrêt du 12 juin 2009 qui annule le décret de convocation du corps électoral en vue du référendum du 4 août ;
- demande aux citoyens, civils et militaires, le respect des dispositions des articles 13, 29 et 115 de la Constitution ;

- félicite les magistrats de siège pour avoir lu le droit dans l'affaire de la fermeture de Dounia et dans celle relative au quitus des anciens députés ;
- félicite et encourage Dounia et la presse privée de manière générale et leur demande de poursuivre la lutte contre le projet liberticide de Monsieur Tandja ;
- lance un appel à l'unité d'action au Front pour la Restauration de la Démocratie (FRD), au Mouvement pour la Défense de la Démocratie et la République (MDDR) et à l'InterSyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) ;
- demande à l'ensemble de ses militants et au-delà à l'ensemble du peuple Nigérien de se mobiliser et de répondre massivement à ses mots d'ordre dans le cadre de la lutte pour la défense des acquis démocratique et contre le coup d'Etat de Monsieur Tandja.


Vive le FDD !
Vive la Démocratie !
Vive la République !
Vive le Niger !


Le: 06/07/09
Déclaration du FDD - 27 Juin 2009 Appel à la manifestation pour le 10 Juillet 2009