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AUTRES ADRESSES

 
CONFERENCE DE PRESSE DU 06 AOÛT 2009

Bonjour Mesdames et Messieurs les journalistes

Au nom des responsables de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR), au nom des responsables, je voudrais vous remercier très vivement d’avoir bien voulu répondre massivement à la présente conférence de presse.

L’opinion nationale et internationale a été témoin de la tenue, le 4 août dernier, d’un simulacre de référendum qui s’est déroulé sous un état de siège de fait, à travers la mobilisation sur l’ensemble du pays des forces de défense et de sécurité.

On notera en particulier qu’il y’a eu quatre-vingt-seize (96) arrestations et interpellations des militants des organisations membres de la CFDR.

Il vous souviendra que la CFDR a appelé à faire échec au scrutin projeté. Contrairement aux allégations du gouvernement, qui prête à la CFDR l’intention de mettre le pays à feu et à sang, la CFDR, fidèle à sa ligne de conduite qui consiste à mener la lutte dans le strict respect des lois et règlements de la République a engagé une campagne intense de mobilisation des citoyens pour un boycott massif de ce référendum anticonstitutionnel.

Nous saisissons donc la présente occasion, pour adresser, au nom de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR), nos vives félicitations et nos remerciements au vaillant peuple nigérien qui a administré, d’une manière magistrale, toutes les preuves de sa maturité, de son attachement à l’Etat de droit, aux valeurs démocratiques et républicaines et au respect des lois et règlements de la République.

En boycottant la consultation référendaire du 04 août 2009, le peuple nigérien a de ce fait clairement rejeté le projet autocratique du Président Tandja Mamadou.

Ainsi, après :
- l’arrêt de la Cour Constitutionnelle annulant le décret de convocation de ce référendum ;
- la désapprobation de la communauté internationale dans son ensemble ;
le désaveu du peuple nigérien vient constituer le dernier revers qu’essuie le Chef de l’Etat qui voulait obtenir non seulement un nouveau mandat de trois (03) ans mais aussi faire légitimer les multiples violations de la constitution du 09 août 1999.
Dès lors, ce régime déjà illégal devient aussi illégitime.

Avec un faible taux de participation au scrutin (moins de 5%), il est fort aisé de constater que l’appel du prétendu peuple à une poursuite des actions du Président Tandja, n’est qu’une fable développée dans le seul dessein de se pérenniser au pouvoir.

Mais de quel peuple se réclame donc le Président Tandja ? Car le vrai peuple, le peuple nigérien, auquel nous devons tous respect et déférence s’est exprimé sans ambiguïté en rejetant à plus de 95% le projet de constitution pour une Sixième République.
Dès lors, le Président Tandja qui ne dispose d’aucun moyen pour « dissoudre » le peuple, ne devrait avoir d’autre choix que de respecter la volonté populaire et de prendre acte de l’échec de son référendum anticonstitutionnel.

Or, de toute évidence, les thuriféraires de l’opération Tazartché, ont opté pour le viol de la souveraineté du peuple, à travers la manipulation des vrais résultats issus du référendum anticonstitutionnel, en gonflant de manière démesurée les taux de participation et en attribuant des électeurs fictifs en faveur du « OUI ». Plus grave encore, les structures formelles de sa CENI sont contournées pour la collecte, la vérification et la déclaration des résultats, les gouverneurs et les ministres s’étant substitués à elles pour ce faire.

Conformément à cette logique, les médias d’État sont aussi mis à contribution pour crédibiliser le scrutin. A titre d’exemple, la télévision nationale a illustré ce qu’elle a appelé une participation massive au scrutin, par des montages d’images d’archives. Par ailleurs, les journalistes de la presse étrangères et ceux de la presse nationale privée sont menacés par le pouvoir en place, les uns d’arrestation et les autres d’expulsion parce qu’ils disent la vérité sur le déroulement du référendum.

En conclusion, et au regard des évènements que nous venons de relater, la CFDR réaffirme avec force et détermination :
1) Que le référendum du 04 août 2009, organisé en violation des lois de la République et rejeté par le peuple souverain est par conséquent nul et de nul effet ;
2) Que la Constitution du 09 août 1999 est et demeure la seule Loi fondamentale du peuple nigérien ;
3) Que le Chef de l’Etat, Monsieur Tandja Mamadou doit en tirer immédiatement toutes les conséquences.

Enfin, la CFDR exige la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées et l’arrêt des exactions à l’endroit du peuple entre autres les militants de la CFDR et les journalistes. Elle réitère une fois encore ses vifs remerciements aux militants de la CFDR et à l’ensemble du peuple nigérien auquel elle demande de défendre sa volonté exprimée à travers le boycott massif du référendum du 04 août 2009.

La parole est maintenant à vous Mesdames et Messieurs les journalistes.

Le: 06/08/09
Communiqué de l'OJT Niamey sur l'arrestation de Karhi Conference de Prese de la CFDR - 02 Aout 2009