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Reunion du Comité Central du PNDS, du 10 au 11 Aout 2014 à Niamey

 
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AUTRES ADRESSES

 
DÉCLARATION DU 11 AOÛT 2009

La Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR), réunie ce jour 11 août 2009, a procédé à un examen approfondi de la situation politique nationale, et a noté, en particulier, la débâcle du mouvement « Tazartché » à l’issue du référendum illégal du 04 août dernier. La CFDR a noté sans surprise qu’en plus du caractère légal que revêt sa lutte, celle-ci jouit également d’une extraordinaire légitimité populaire.

A l’issue de cette réunion, la CFDR fait la déclaration suivante :

L’opinion nationale et internationale a été témoin que le 4 juillet 2009, le Front pour la Défense de la Démocratie (FDD), le Front pour la République et la Démocratie (FRD), le Mouvement pour la Défense de la Démocratie et de la République (MDDR) et l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) ont rendu publique une déclaration consacrant la création de la Coordination des Forces pour la Démocratie et la République (CFDR).

Au terme de ladite déclaration la CFDR décidait :
- de considérer comme nulles et de nuls effets toutes les décisions anticonstitutionnelles prises par le Président de la République ;
- d’intensifier la lutte par tous les moyens légaux pour faire échec au référendum du 04 août 2009.

Elle invitait également tous les nigériens convaincus du danger que le Chef de l’Etat fait courir à notre pays, à se mobiliser et à se tenir prêts pour répondre à ses mots d’ordre.

Dans cet ordre d’idées, la CFDR a tenu une conférence de presse le 06 août 2009, au cours de laquelle elle constatait le rejet du projet autocratique de Monsieur Tandja Mamadou, clairement exprimé par le peuple nigérien à travers le boycott massif du scrutin du 04 août 2009. En effet, le peuple nigérien a répondu massivement à l’appel de la CFDR en refusant à plus de 95% de s’associer à cette aventure sans lendemain.

De ce désaveu cinglant infligé par l’écrasante majorité du peuple nigérien au projet de Tandja Mamadou, la seule et unique issue qui s’impose à lui est et demeure le retour à l’ordre républicain normal tel que définit par la Constitution du 09 août 1999 ; et ce par l’annulation de toutes les décisions illégales prises et de tous les actes anticonstitutionnels posés.

Aujourd’hui, après les résultats provisoires annoncés par la CENI, l’on constate que le Chef de l’Etat et les thuriféraires du « Tazartché » n’ont pas l’intention de tirer cette leçon qui s’impose à eux. En effet, après avoir violé la Constitution et trituré les lois et règlements de la République, ils viennent de commettre le sacrilège suprême : Le viol de la souveraineté du peuple par le travestissement honteux des résultats du scrutin illégal du 04 août 2009.

Sinon comment comprendre l’annonce, tambours battants, d’un fort taux de participation alors que les bureaux de vote sont restés déserts sur l’ensemble du pays ?

Désormais, avec le désaveu cinglant à lui infligé par plus de 95% du peuple nigérien, Tandja a perdu toute légalité et toute légitimité, aussi bien au plan national qu’international.

La situation ainsi créée par Tandja Mamadou vaut déjà à notre pays la suspension de l’aide budgétaire de son principal partenaire au développement, à savoir l’Union Européenne. Elle expose aussi de manière dangereuse le Niger à un isolement économique et diplomatique total sur la scène internationale ainsi qu’à un assèchement des ressources extérieures si indispensables à son développement socio-économique.

Pour éviter à notre pays le naufrage auquel le conduisent le chef de l’Etat et les tenants du Tazartché, le peuple nigérien se trouve dans la position légale et légitime de rejeter toutes les décisions prises par Tandja Mamadou en violation des dispositions de la Constitution du 09 août 1999.

Aussi, la CFDR :
1- déclare solennellement que seule la Constitution du 09 août 1999 est et demeure en vigueur au Niger ;
2- déclare la réhabilitation à compter du 24 août 2009, de l’Assemblée Nationale dissoute du fait du refus de M. Mamadou Tandja d’organiser des élections législatives anticipées prescrites par l’Article 48 de la Constitution. Par conséquent, la CFDR ne prendra part à aucune élection organisée en dehors de la Constitution du 09 août 1999 ;
3- exige la restauration de la Cour Constitutionnelle illégalement dissoute ;
4- rappelle à l’ensemble des citoyens nigériens, civils comme militaires, qu’ils ont l’obligation de respecter en tous lieux et en toutes circonstances les dispositions de la Constitution du 09 août 1999 ;
5- appelle le peuple nigérien à se mobiliser et à soutenir massivement les actions prévues les 19, 20 et 21 août 2009 sur l’ensemble du territoire national ;
6- dénonce l’arrestation le lundi 10 août 2009 de M. Marou Amadou, Porte Parole du FDD, son inculpation fantaisiste pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", sa détention à la prison civile de Niamey et exige sa libération immédiate et sans conditions ;
7- exige la libération de tous les autres citoyens illégalement arrêtés dans le cadre de la lutte pour le retour à l’ordre constitutionnel normal et détenus notamment à Dosso, Birni N’gaouré, Koutoukalé, Zinder, Tahoua et Niamey.


Vive la République !
Vive la CFDR !


Fait à Niamey, le 11 août 2009.

Le: 11/08/09
Conference de Prese de la CFDR - 02 Aout 2009 Programmes des Assemblées Générales de Mobilisation à Niamey